Zanzibar, l’île aux mille et une épices

Zanzibar, l’île aux mille et une épices

L’un des atouts majeurs de Zanzibar est sa nature généreuse et exubérante. « Zayn Za’l barr » -beau est ce pays- se seraient écriés les premiers navigateurs arabes qui découvrent alors une île couverte d’une végétation luxuriante. De cette exclamation serait né le nom de l’île, devenue depuis un paradis pour la culture des épices, un des principaux pilliers économiques du pays avec le tourisme.

Celle-ci est aujourd’hui recouverte par une vaste cocoteraie sous lesquels poussent en abondance canneliers, girofliers, bananiers et poivriers. Une centaine de fruits et d’épices poussent ici, en grande partie acclimatées par Sir John Kirk, consul anglais à Zanzibar dans les années 1880. D’ailleurs, le « spice tour » est un must. Ce tour des épices vous sera proposé par tous les hôtels qui fleurissent un peu partout sur l’île. Un bon moyen de visiter le pays dans ses moindres recoins et de connaître les épices dans leur état naturel, leur histoire et leur longue préparation avant de venir jusqu’à nos assiettes séchées et conditionnées. La récolte des clous de girofle se déroule généralement en février-mars. Surnommée l’or noir de Zanzibar, cette épice est cueillie fruit après fruit, les fameux clous de girofle, à la main, dans des arbres de plusieurs mètres de haut. Les clous sont ensuite mis à sécher sur le bord de la route avant d’être mis en sacs et expédiés vers les entrepôts du port de Stone Town qui exhalent alors une odeur capiteuse. De là, ils seront exportés dans le monde entier. Bien d’autres épices sont à découvrir : la fleur de vanille, une orchidée qui pousse sur une liane et qui a besoin d’être fécondée à la main pour se transformer en gousse, la noix de muscade, d’un rouge sanguin, la cannelle, tirée de l’écorce du cannelier, ou encore le poivre, autre liane grimpante. Sur place, vous pourrez acheter toutes ces épices déjà conditionnées dans les propriétés ainsi que sur le marché de Stone Town.