Les chutes Victoria , version Zambie

Les chutes Victoria , version Zambie

Située à la frontière du Zimbabwe et de la Zambie, les chutes Victoria ont été découvertes en 1855 par l’explorateur David Livingstone. Il en avait eu connaissance en 1851, lors d’un voyage précédent mais n’avait pu les approcher. En 1855, il peut enfin s’y rendre après avoir suivi le Zambèze sur plusieurs kilomètres et pris une pirogue pour se poser sur la plus grande île avant les chutes, désormais appelées l’île Livingstone, à quelques mètres seulement des chutes et de ses nuages de vapeur d’eau. « Personne ne peut imaginer la beauté de cette vue. Ce spectacle n’a jamais été observé auparavant par des Européens. Seuls les anges ont eu cette chance » note t-il dans ses carnets de voyage.

Les membres de la tribu Kololo étaient plus terre à terre quand ils appelèrent cet endroit « Mosi-oa-Tunya’ », la fumée qui gronde, désormais le nom officiel de ce parc national.  En saison des pluies (mars-avril), ce sont environ cinq millions de m3 d’eau par minute qui se jettent de plus de 100m de haut dans cette étroite faille de basalte de deux kilomètres de long.

Si les plus belles vues sur les chutes se trouvent du côté du Zimbabwe, la partie zambienne offre une approche différente car vous êtes en amont des chutes, là où le fleuve Zambèze se prépare à effectuer son grand saut. Les rapides serpentent entre les divers ilôts rocheux alors que déjà s’élèvent dans le lointain les immenses panaches de vapeur d’eau. Le Knife-edge Bridge offre sans doute la plus belle vue sur la Eastern Cataract, la Main Falls et the Boiling Pot, là où le Zambèze se jette dans la gorge de Batoka. Les autres points de vue sur les chutes principales se font de Falls Bridge, Devils Pool et Lookout Tree. Pour mémoire et si vous voulez aller voir les chutes du Zimbabwe, n’hésitez pas à demander le visa KAZA, mis en place depuis 2016 entre le Zimbabwe et la Zambie, à votre arrivée dans l’un ou l’autre pays.

Attention toutefois. Au plus fort de la saison des pluies, la bruine dégagée par les chutes est telle que certains endroits sont inaccessibles. Il est aussi fortement conseillé de se vêtir d’une cape de pluie et de protéger son appareil photo. Aure solution, s’offrir un survol en hélicoptère (environ 70$ pour 15mn). En revanche, en saison sèche (novembre-décembre), certaines chutes n’existent plus mais c’est la bonne saison pour faire du rafting dans les gorges ou se baigner dans les « piscines du Diable », des petites piscines naturelles à la verticale des chutes, à la condition d’être accompagné par un guide local.

 

safari en Zambie

La statue de David Livingstone aux chutes Victoria